23 mars 2006

 
Adbul Rahman, citoyen AfghanLes hypocrites et les niais

Un Afghan emprisonné et menacé d'exécution pour avoir renoncé à la religion musulmane - Reprise d'article

Un Afghan de 41 ans, Abdul Rahman, a été emprisonné il y a deux semaines et risque la peine de mort. Son crime est d'être chrétien. Il s'est converti il y a 16 ans alors qu'il travaillait pour une ONG chrétienne au Pakistan.

Dénoncé par sa famille, naturellement, il est jugé selon la loi en vigueur en Afghanistan, à savoir la charia, et conformément à la Constitution impeccablement islamique, dûment avalisée par les Américains et plus largement par tous les Occidentaux de l'OTAN.

Le fait de constater ainsi, objectivement, la réalité, donne toute la mesure de l'hypocrisie des réactions qui se développent dans le monde. C'est à qui fera part de sa "préoccupation", de son "inquiétude", etc., quant au sort de l'Afghan chrétien, à commencer par les gouvernements des pays participant à la force d'occupation (pardon, de soutien à la démocratie), l'Italie, l'Allemagne, le Canada, ainsi que l'ONU... La France, quant à elle, n'a encore rien dit. Elle se moque sans doute de ce qu'un chrétien puisse être condamné à mort: la république laïque ne reconnaît aucun culte et donc ne s'occupe pas de ces choses-là. Elle se contente de mettre la vie de ses soldats en danger pour garantir la survie d'un protectorat américain islamiste.

En ce qui concerne les Etats-Unis, le porte-parole du Département d'Etat, non pas de lui-même, mais interrogé par les journalistes, a fait savoir que son gouvernement "suivait avec attention" cette affaire, et qu'il s'agissait d'un "problème d'interprétation de la Constitution". Non sans ajouter quelques considérations académiques sur le fait que c'est un sujet dont les Afghans n'étaient pas habitués à traiter par le passé, etc.

C'est un bel exemple du double langage des Etats-Unis, toujours prompts à dénoncer les violations de droits de l'homme, et particulièrement de la liberté religieuse, partout dans le monde, sauf quand il s'agit de ses alliés, qui sont pourtant les pires dans ce domaine (comme l'Arabie saoudite).

Cette position étant toutefois difficilement soutenable alors que monte l'indignation dans le monde, George W. Bush, le lendemain, a été un peu moins laconique. Il s'est dit "profondément troublé" d'apprendre "qu'une personne qui s'est convertie et a abandonné l'islam pourrait avoir à en rendre compte". Mais il n'a même pas évoqué la peine de mort, et a utilisé le conditionnel, alors que la procédure judiciaire est en cours devant un tribunal "ordinaire". George Bush est l'homme qui est allé le 1er mars à Kaboul pour présenter l'Afghanistan comme une "source d'inspiration" pour les autres pays qui "réclament leur liberté".
Peut-être les vertueux chasseurs de talibans et parrains de la nouvelle "démocratie" afghane (où les partis politiques sont tout autant interdits que les religions non musulmanes) se sont-ils imaginés que la charia qu'ils garantissaient de leur sceau serait respectueuse des droits de l'homme, et que ses aspects "inquiétants" seraient devenus obsolètes. Il est difficile de faire la part entre l'hypocrisie et la niaiserie. Mais l'ignorance butée de ce qu'est la charia est plus criminelle encore que de faire semblant de ne pas voir ce qu'elle implique.

Cela dit, les réactions internationales, et l'étroite dépendance du gouvernement afghan vis-à-vis des Américains et de l'OTAN, pourraient conduire à ce que Abdul Rahman échappe à la peine de mort. Si le président Karzai fait mine de se retrancher derrière l'indépendance de la Justice (sic), la Cour suprême de Kaboul a trouvé une solution: "L'accusé a peut-être un problème psychologique. Son cas doit être étudié par les autorités médicales. S'il est prouvé qu'il a un problème mental, il pourrait ne pas être jugé." Reste à savoir s'il serait alors défini comme fou dangereux ou simple d'esprit...

Source: www.national-hebdo.com par Yves Daoudal

Adbul Rahman, emprisonné en raison de la chariaAdbul Rahman, qui a le choix entre la folie, la convertion forcée ou la mort...

15 mars 2006

 
Girafe, cliquer pour agrandirLe cou de la girafe

La girafe, animal d’exception, exemple frappant de conception intelligente (intelligent design) et réalisation biomoléculaire (ingénierie génétique).

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L’assertion centrale du raélisme s’exprime en peu de mots : toutes les espèces vivantes ont été conçues intelligemment par des scientifiques, puis réalisées par ingénierie génétique.

Le terraforming de notre planète puis l’élaboration d’un écosystème complet et viable par ajouts successifs de nouvelles formes de vie… quelle œuvre grandiose, quelle formidable épopée !

Mais quels étaient l’état d’esprit, les espoirs et les doutes des Créateurs ? Quels furent leurs échecs et leurs succès, leurs déroutes et leurs enthousiasmes ? Sur ce point nous ne disposons pas d’archives ni de synthèses d’historiens des sciences. Tout ce que nous avons, c’est ce que les raéliens appellent Les Messages, le compte-rendu de l’expérience relatée par Raël, qui prennent ici force de témoignage.

Au chapitre La Genèse du Livre qui dit la vérité (Raël 1974), nous levons une partie du voile :
[…] Ils se sont répandus sur cet immense continent en divers groupes de recherche scientifique et chacun, suivant son climat et son inspiration, créait des plantes différentes. Ils se réunissaient à intervalles réguliers pour comparer leurs recherches et leurs créations. […]
Voila donc des scientifiques créateurs qui ne restaient pas enfermés dans leurs labos mais comparaient régulièrement les résultats de leurs travaux respectifs.

Plus loin on peut lire encore :
[…] Ils ont ensuite créé les premiers animaux […] Ils se réunissaient souvent et organisaient des concours pour désigner l’équipe de savants ayant créé l’animal le plus beau ou le plus intéressant. […]
En fait, si on caresse l’espoir de comprendre pourquoi la girafe a un cou si long, voilà un point qu’il nous faut absolument garder à l’esprit : l’émulation au sein de la communauté de chercheurs, les concours, et, en plus de la satisfaction personnelle de la bel ouvrage, très certainement les honneurs et la gloire aux vainqueurs les plus en vogue.

La vie telle que nous la connaissons expose une profusion jouissive et déconcertante de records inouïs, de fantaisies à la limite du biologiquement vraisemblable, de perfections quasi miraculeuses, de beautés énigmatiques et jubilatoires… mais apparemment les scientifiques ne sont pas les seuls responsables de cet état de fait :
[…] Après les poissons, ils ont créé les oiseaux, il faut dire, sous la pression des artistes qui d’ailleurs s’en donnèrent à cœur joie de répandre les couleurs les plus folles et les formes les plus étonnantes sur des animaux qui arrivaient parfois très mal à voler en raison de leurs plumes décoratives très encombrantes. Les concours allaient plus loin, après les formes, ils ont modifié le comportement de ces animaux lors des préparations à l’accouplement afin qu’ils effectuent des danses matrimoniales toujours plus admirables. […]
Bon, alors maintenant, quelle équipe sera capable de concevoir et réaliser l’animal terrestre le plus haut ?

Ce sera chose faite avec… l’éléphant d’Afrique ! Un vieux mâle qui lève sa grande tête sur son grand corps, puis sa trompe toute droite vers le ciel par dessus… eh oui… ça monte plus haut que la plus grande des girafes.

Bon d’accord, alors maintenant, quelle équipe sera capable de concevoir et réaliser l’animal terrestre le plus haut des pieds à la tête, avec un très long cou ?

Et voici notre girafe sur la planche à dessin :

Girafe, cliquer pour agrandir[cliquer sur les photos pour les agrandir]

Composition générale et nombre de vertèbres

Pour faire une girafe on dessine de longues jambes derrière et de très longues jambes devant, un long cou, une longue tête, et… une longue langue pour attraper les dernières feuilles des acacias à plus de 6 mètres de hauteur. Un trop petit nombre de vertèbres conduirait à une fragilité par manque de flexibilité. Trop de vertèbres nécessiterait une quantité de muscle et une dépense énergétique démesurée. Sept os dans le cou est un excellent compromis pour gagner le concours.

L’oxygénation du cerveau

Il faut au coeur très particulier de la girafe presque le double de la pression normale pour envoyer le sang dans le cou jusqu'au cerveau presque 3 mètres plus haut. L’énorme pression artérielle rend nécessaire un dispositif spécial de régulation de la pression quand la girafe baisse le cou jusqu’au sol, pour boire de l'eau par exemple, ou le relève, sous peine d’évanouissement immédiat. Il faut des parois artérielles renforcées, des valves régulatrices de débit dans le cou, un système de by-pass, et une immensité de petits vaisseaux sanguins, le rete mirabile, ou merveilleux réseau, organe unique de la girafe.

Pas de système sophistiqué de régulation de la pression sanguine, pas de girafe.

Combinaison anti-pesanteur

À l’inverse il ne faut pas que le sang inonde les jambes, une girafe blessée au bas d’une jambe ne doit pas perdre tout son sang. Pour commencer nous prévoirons pour la prévention des hémorragies que non seulement les artères mais aussi les veines des jambes de la girafe soient très internes, caractéristique unique. Les vaisseaux capillaires qui sont en surface seront extrêmement fins, au point de rendre nécessaire la réduction de la taille des globules rouges du sang à près d’un tiers de ceux d'un être humain. Un autre avantage sera un transfert d’oxygène plus rapide aux extrémités éloignées du cœur dont la tête et le cerveau. D’autres adaptations biologiques et biochimiques en cascades devront être réglées afin de s’accommoder de globules rouges si petits. Ensuite nous prévoirons une peau extrêmement flexible, ainsi qu’une ceinture interne qui prévient l'inondation du sang. Cette combinaison de peau a été étudiée longuement par les scientifiques de la NASA pour le développement de la combinaison d’apesanteur des astronautes.

Pas de maîtrise des effets de la pesanteur sur le système vasculaire bas, pas de girafe.

Ventilation

Quand l'animal prend de l'air frais, la prise d'air antérieure appauvrie en oxygène n’a pas pu être totalement renvoyée. Afin de renouveler le grand volume d'air nécessaire à l’oxygénation des poumons, nous prévoirons une respiration plus lente pour ne pas causer une irritation dans la voie trachéenne ondulée de 3.6 mètres de long. Donc la vitesse de respiration de la girafe sera d’un tiers de celle de l'homme alors que ses poumons seront huit fois plus grands que ceux de l'homme.

Pas de maîtrise de la ventilation, pas de girafe.

Régler le problème de la naissance

Les lions et autres prédateurs aimeraient bien que maman girafe s’allonge confortablement pour donner naissance à son girafon. Car eux aussi ils aiment la girafe. Mais pour la mise bas, nous donnerons à la mère l’instinct de rester debout et le girafeau tombera de 1,5 à 2 mètres de haut. Le cou très long et très fragile de bébé girafe est prolongé par un corps lourd de 70 kilos. Comme chez tous les mammifères, la tête est disproportionnellement grande en comparaison du reste du corps à la naissance. Si la tête sortait la première le cou se briserait sûrement puisque le poids du corps lui tomberait dessus. Si la tête sortait en dernier le cou se briserait certainement puisque le poids du corps en tombant donnerait une violente secousse. Comment faire ? Pour commencer nous prévoirons que le cou qui fait un tiers de la hauteur total de la girafe adulte ne fasse qu’un sixième de la hauteur du girafon, ce qui permettra de surcroît un allaitement dans les meilleures conditions. Ensuite nous exploiterons le fait que les hanches (arrière) sont beaucoup plus élancées que les épaules (avant), et que nous aurons conçu le cou de sorte qu’il ait juste la longueur nécessaire pour permettre à la tête de reposer sur les hanches. Un joli petit portefeuille bien replié. Les pattes de derrière sortirons en premier pour amortir la chute du reste de l'animal, puis les hanches et la tête, celle-ci étant soutenue et amortie par les hanches, puis le reste du corps et le cou accolés, enfin les épaules et la base du cou, celui-ci très flexible permettant une courbe très prononcée près des épaules. Voilà une sortie parfaite, impossible à réaliser dans toute autre configuration, si particulière à la girafe. La première année le cou du nouveau né sera trop court pour lui permettre de se baisser et boire de l’eau, mais son alimentation est presque uniquement le riche lait de sa mère, lequel est facilement accessible.

Pas de procédure de mise bas hautement spécifique, pas de girafe.

Insertion dans une niche écologique

Ecologiquement la girafe devra s’adapter parfaitement à son environnement et bien entendu être utile.

La girafe aura peu à craindre des lions et autres prédateurs, du fait de l'énorme hauteur de son corps, couvert d'une cape de peau dure, du fait de ses sabots et de ses rapides coups de pieds et ruades.

Nous donnerons à la girafe une excellente vue et un tempérament débonnaire et curieux afin qu’elle puisse remplir sa mission de sentinelle qui voie au-dessus des hautes herbes et observe les mouvement des prédateurs, elle sera à même d’avertir les autres herbivores par ses coups de queue.

Elle servira de tondeuse d'arbre pour maintenir ceux-ci dans une forme de croissance rapide et limiter l’ombre préjudiciable à l'herbe, base alimentaire des autres animaux de la savane.

Les girafes, objet et preuve vivante de leur conception intelligente

Ainsi nous avons avec la girafe, en totale rupture avec les mythes pseudo scientifiques cryptodarwiniens et naturalistes, une merveille de concentré technologique, une réalisation parfaitement déterministe et basée sur une conception extrêmement intelligente.

Félicitation à la géniale équipe des créateurs de la girafe, proclamés gagnants du concours par acclamation ! Bravo !

A.B.
Girafe, cliquer pour agrandir[cliquer sur les photos pour les agrandir]

13 mars 2006

 
Freedom, cliquer pour agrandirFreedom

Le très beau clip de Bruno Bozzeto

Que c'est bon de se sentir LIBRE !

09 mars 2006

 
Diarmuid Martin, cliquer pour agrandirIrlande, scandale pédophile au sein de l’Eglise Catholique

Selon un rapport paru hier, plus de 3,5 pourcent des prêtres soupçonnés de pédophilie au sein de l'Eglise Catholique en Irlande.

C’est l'archevêché de Dublin lui-même qui a rendu public mercredi le rapport d’une enquête donnée comme indépendante, selon lequel 102 de ses prêtres et autres membres d'ordres religieux de l'archidiocèse, soit plus de 3,5% de ses effectifs, sont soupçonnés d'avoir abusé sexuellement ou physiquement d'au moins 350 enfants depuis 1940 et il y a en outre des informations se rapportant à 40 autres personnes qui ont peut-être subi des abus, mais dont on ignore l'identité et dont il n'a pas été possible de retrouver la trace.

Les services de l'archevêque Diarmuid MARTIN ont expliqué qu'ils publiaient ces informations avant la formation prévue, ce mois-ci, d'une commission gouvernementale chargée d'enquêter sur la manière dont les abus sexuels sur enfants ont été gérés en Irlande. Diarmuid MARTIN a précisé que ces chiffres concernaient le seul archidiocèse de Dublin, le plus important d'Irlande.

Selon les services du prélat catholique, ces chiffres sont une compilation des dossiers de plus de 2800 prêtres qui ont travaillé dans l'archevêché de Dublin ces 66 dernières années. Concernant uniquement cette région, huit prêtres ont été reconnus coupables d'abus sexuels et condamnés par des cours pénales. Des 105 procès civils intentés contre 32 prêtres afin d’obtenir des compensations financières, 40 sont encore en cours. Les réparations accordées dans les 65 affaires parvenues à leur conclusion ont atteint 5,8 millions d'euros, reconnaît le chef religieux Diarmuid MARTIN.

L’association Nopedo, Association pour la Dénonciation des Prêtres Pédophiles Conformément à la Loi, fondée par le Prophète Raêl, a déjà fait établir que la prévalence de la pédophilie au sein du clergé catholique était significativement très élevée par rapport à la population dans son ensemble.

Selon l’lNSEE, Institut National [français] de la Statistique et des Etudes Economiques, la population en France l’élevait à la mi 2005 à 62 702 000 personnes (chiffres provisoires), dont 29 659 000 hommes, dont 67,2 % âgés de 25 ans ou plus à hauteur de 19 930 000. Croirait-on que dans un pays comme la France il y aurait 3,5 % de pédophiles parmi les hommes en age d’appartenir au clergé catholique, lequel clergé est comme on le sait exclusivement masculin et livré au célibat obligatoire, soit près de 700 000 pédophiles ? Tout simplement impensable !

L’Irlande, pays encore majoritairement catholique malgré la déchristianisation fulgurante de ces dernières années, a été confronté à une série de scandales pédophiles et à caractère sexuel au sein de l'Eglise Catholique depuis 1994, scandales à l’ampleur inégalée jusqu’à l'actualité d'aujourd’hui.

L'an dernier, une enquête judiciaire dans un autre diocèse irlandais, celui de Ferns (sud-est), s'était conclue par une centaine de plaintes pour pédophilie contre 21 prêtres de la région.

En décembre, un organisme gouvernemental, créé spécialement pour accorder des réparations financières aux enfants victimes de sévices sexuels dans les institutions spécialisées dirigées essentiellement par des religieux, avait déclaré qu'il avait reçu 14768 demandes de dommages et intérêts.

Le Residential Institutions Redress Board (RIRB), créé il y a trois ans, a jusqu'ici versé une moyenne d'environ 75000 euros à des milliers de victimes.

Le coût total de ces réparations devrait s'élever à plus d'un milliard d'euros, selon les estimations.

Il sera intéressant de suivre les travaux de la commission gouvernementale qui mènera l’enquête sur la manière dont les crimes pédophiles du clergé ont été gérés en Irlande. Affaire à suivre…

Dublin, cliquer pour agrandir

Sources principales : AP (The Associated Press), ATS (Agence Télégraphique Suisse)

Voir également : Nopedo
Article edicom.ch
Article romandie.com

08 mars 2006

 
One dollar, cliquer pour agrandirRupture systémique globale

Où l'on apprend que les propos tenus par le Prophète Raël il y a de nombreuses années déjà, sur la possibilité d'une dévaluation massive et brutale du dollar US, sont aujourd'hui partagées par des chercheurs avisés et qui n'ont pas froid aux yeux...

Source: Alerte Europe 2020

Le Laboratoire européen d’Anticipation Politique Europe 2020 (LEAP/E2020) estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 Mars 2006 voit se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la Chute du Rideau de Fer en 1989, accompagnée d’une crise économique et financière d’une ampleur comparable à celle de 1929. Cette semaine de la fin Mars 2006 marquera le point d’inflexion d’évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure, même sans intervention militaire américaine ou israélienne contre l’Iran. Dans le cas d’une telle intervention, les probabilités d’une crise majeure, selon LEAP/E2020, atteignent 100%.

Une Alerte fondée sur 2 événements vérifiables

L’annonce de cet événement résulte de l’analyse de décisions prises par les deux acteurs-clés de la crise internationale principale actuelle que sont les Etats-Unis et l’Iran :
--> il s’agit d’une part de la décision iranienne d’ouvrir à Téhéran le 20 Mars 2006 la première bourse pétrolière en Euros, ouverte à tous les producteurs de pétrole de la région ;
--> et d’autre part, de la décision de la Réserve Fédérale américaine d’arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier les chiffres de M3 (l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde [1]).

Ces deux décisions constituent à la fois les indices, les causes et les conséquences de la transition historique en cours entre l’ordre créé après la 2° Guerre Mondiale et le nouvel état d’équilibre international en gestation depuis l’effondrement de l’URSS. Leur magnitude comme leur simultanéité vont agir comme un phénomène catalyseur de toutes les tensions, faiblesses et déséquilibres accumulés depuis plus d’une décennie dans le système international.

Une crise mondiale déclinée en 7 crises sectorielles

Les chercheurs et analystes de LEAP/E2020 ont ainsi identifié 7 crises convergentes que les décisions américaine et iranienne de la semaine du 20 au 26 Mars 2006 vont catalyser en crise globale, affectant toute la planète dans les domaines politique, économique et financier, et probablement militaire :
1. Crise de confiance dans le Dollar
2. Crise des déséquilibres financiers américains
3. Crise pétrolière
4. Crise du leadership américain
5. Crise du monde arabo-musulman
6. Crise de la gouvernance mondiale
7. Crise de la gouvernance européenne

L’ensemble du processus d’anticipation de cette crise est détaillé dans le les prochains numéros du « GlobalEurope Anticipation Bulletin » élaboré par LEAP/E2020, et en particulier dans le N°2 qui paraît ce 16 Février 2006. Y figureront les analyses détaillées de chacune de ces sept crises ainsi que les recommandations pour diverses catégories d’acteurs (notamment gouvernements et entreprises) et des conseils opérationnels et stratégiques pour l’Union européenne.

Décryptage de l’événement Création de la bourse pétrolière iranienne en Euros

Cependant, et afin de ne pas limiter cette information aux seuls décideurs, LEAP/E2020 diffuse largement ce communiqué ainsi que les éléments suivants issus de ses travaux.

L’ouverture par l’Iran d’une bourse pétrolière libellée en Euros à la fin mars 2006 marquera la fin du monopole du Dollar sur le marché mondial du pétrole. Le résultat immédiat sera de nature à bouleverser le marché mondial des devises puisque les pays producteurs pourront désormais utiliser l’Euro également pour facturer leur production. Parallèlement, les pays européens en particulier pourront acheter le pétrole directement dans leur devise sans passer par le relais du Dollar. Concrètement, dans les deux cas cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs économiques aura besoin d’un moins grand nombre de Dollars [2] . Cette double évolution s’exercera donc dans le même sens, à savoir celui d’une réduction très significative de l’importance du Dollar comme monnaie internationale de réserve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise américaine en particulier par rapport à l’Euro. Les évaluations les plus conservatrices placent l’Euro à 1,30 Dollar à la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’Euro à 1,70 Dollars en 2007 ne paraissent plus irréalistes.

Décryptage de l’événement Suppression de la parution de l’indicateur macro-économique M3

La suppression de la parution de l’indicateur M3 [3] (ainsi que d’autres indicateurs connexes) par la Réserve Fédérale américaine, décision fortement critiquée par la communauté des économistes et analystes financiers, aura pour conséquence, à la même date, de rendre invisibles les évolutions du nombre de Dollars en circulation dans le monde. On assiste déjà depuis quelques mois aux Etats-Unis à une forte augmentation de M3 (ce qui indique que la «planche à billets » [4] tourne déjà un régime élevé à Washington) ; or le nouveau président de la Réserve Fédérale, Ben S. Bernanke, est un adepte déclaré de la « planche à billets » . Comme une forte baisse du Dollar se traduira probablement par une vente massive de Bons du Trésor américain détenus en Asie, en Europe ou dans les pays producteurs de pétrole, LEAP/E2020 estime que la décision américaine de ne plus publier M3 vise uniquement à cacher le plus longtemps possible deux décisions américaines, en partie imposées par les choix politiques et économiques de ces dernières années [5]:
. la monétarisation de la dette US
. le soutien monétaire à l’activité économique américaine.
… et ce au moins jusqu’aux élections « mid-term » d’Octobre 2006 afin d’éviter une déroute du Parti Républicain.
Cette décision illustre également l’impuissance des autorités monétaires et financières américaines et internationales face à une situation qui les conduit à préférer supprimer les indicateurs qu’agir sur la réalité.

Décryptage du facteur-aggravant Intervention militaire contre l’Iran

Outre les atouts géostratégiques de l’Iran dans la crise actuelle, qui notamment lui permettent d’intervenir aisément et avec un impact majeur sur l’approvisionnement pétrolier de l’Asie et de l’Europe (en bloquant le Détroit d’Ormuz), sur les conflits en cours en Irak et en Afghanistan, sans même mentionner le recours éventuel au terrorisme international, le contexte global de défiance envers Washington crée une situation particulièrement problématique. Loin de calmer les craintes éventuelles concernant l’accession de l’Iran au statut de puissance nucléaire, tant en Asie qu’en Europe [6], une intervention militaire contre l’Iran entraînera une désolidarisation quasi-immédiate des opinions publiques européennes, dans un contexte d’absence quasi-complète de crédibilité de Washington sur ce type de dossiers depuis l’invasion de l’Irak, qui empêchera les gouvernements européens de faire autre chose que suivre leurs opinions publiques. Parallèlement, le risque de flambée des cours du pétrole qui suivrait une telle intervention conduira les pays asiatiques, Chine en tête, à s’opposer à une telle option, obligeant dans ce cas les Etats-Unis (ou Israël) à intervenir seuls, sans caution de l’ONU, et ajoutant donc une grave crise militaire et diplomatique à la crise économique et financière.

Les facteurs pertinents de la crise économique américaine

LEAP/E2020 estime également que ces deux décisions, non officielles, vont entraîner les Etats-Unis et le monde dans une crise monétaire et financière, puis économique sans précédent à l’échelle planétaire. La monétarisation de la dette américaine est en effet un terme très technique pour décrire une réalité d’une simplicité catastrophique : les Etats-Unis entreprennent de ne pas rembourser leur dette, ou plus exactement de la rembourser en « monnaie de singe ». Et ils anticipent une accélération du processus fin Mars en coïncidence avec le lancement de la Bourse Iranienne du Pétrole qui ne peut que précipiter les ventes de Bons du Trésor US par leurs détenteurs non américains.
A ce propos, il est utile de méditer l’information suivante [7] : la part de la dette du gouvernement américain possédée par les banques américaines est tombée à 1,7% en 2004, alors qu’elle était de 18% en 1982. Parallèlement la part de cette même dette détenue par les opérateurs étrangers est passée de 17% en 1982 à 49%.
--> Question: Comment se fait-il que ces dernières années les banques américaines se soient débarrassées de presque toute leur part de la dette publique américaine ?
US public debt
Parallèlement, afin d’essayer d’éviter en interne l’explosion de la « bulle immobilière », sur laquelle repose l’essentiel de la consommation des ménages américains, et à un moment où le taux d’épargne américain est devenu négatif pour la première fois depuis 1932 et 1933 (au creux de la « Grande Dépression »), l’administration Bush, en partenariat avec le nouveau patron de la Fed, adepte de cette approche monétaire, va inonder le marché américain de liquidités.

Quelques effets attendus de cette rupture systémique

Pour LEAP/E2020, la conjonction, non accidentelle, des décisions iranienne et américaine, marque donc une étape décisive dans le déclenchement d’une crise systémique marquant la fin de l’ordre international tel que constitué après la Deuxième Guerre Mondiale et se caractérisera notamment d’ici la fin 2006 par une chute brutale de la valeur du Dollar US (pouvant conduire à 1 Euro = 1,70 Dollars en 2007) et une pression à la hausse immense sur l’Euro, une hausse importante du prix du pétrole (plus de 100$ le baril), une aggravation de la situation militaire américaine et britannique au Moyen-Orient, une crise budgétaire, financière et économique américaine comparable par son ampleur à celle de 1929, des conséquences économiques et financières très graves pour l’Asie en particulier (et notamment la Chine) mais aussi pour le Royaume-Uni [8], un arrêt brutal du processus économique de globalisation, un effondrement de l’axe transatlantique et une montée générale connexe de tous les dangers politiques intérieurs et extérieurs sur l’ensemble du globe.
Pour le particulier détenteur de Dollars, comme pour l’entreprise transnationale ou les décideurs politiques et administratifs, les conséquences de cette semaine de la fin Mars 2006 seront cruciales. Ils impliquent dès aujourd’hui de prendre des décisions difficiles (anticiper une crise est toujours un acte complexe puisqu’il se fonde sur un pari) mais urgentes car une fois la crise déclenchée, c’est le « sauve-qui-peut » général, et l’échec assuré pour ceux qui auront choisi d’attendre.
Pour les particuliers, le choix s’impose de lui-même : le dollar n’est plus une valeur refuge. La montée vertigineuse de l’or depuis un an prouve d’ailleurs que nombreux sont ceux qui ont anticipé cette évolution de la monnaie américaine.

Anticiper… ou être balayé par les vents de l’histoire

Pour les entreprises et les gouvernements, en particulier européens, LEAP/E2020 développe dans sa lettre confidentielle – le GlobalEurope Anticipation Bulletin -, et en particulier dans le N° 2 paru le 16 février, une série de recommandations stratégiques et opérationnelles qui, si elles sont intégrées dans le processus décisionnel dès aujourd’hui, peuvent permettre d’amortir considérablement le « tsunami monétaire, financier et économique » qui va commencer à déferler sur la planète à la fin du mois prochain. Pour prendre une image simple, qui est d’ailleurs directement issue du scénario d’anticipation politique « USA 2010 » [9], les évènements de la semaine du 20 au 26 Mars 2006 seront comparables en termes d’impact sur l’ « Occident » tel qu’on le connaît depuis 1945, à celui de la Chute du Rideau de Fer en 1989 sur le « bloc soviétique ».

Si cette Alerte est si précise, c’est qu’à ce stade de ses analyses, LEAP/E2020 estime désormais que tous les scénarios envisageables conduisent à une seule et même conclusion : nous approchons collectivement d’un « nœud historique » qui est dorénavant inévitable quelle que soit l’action des acteurs internationaux ou nationaux. A ce stade, seule une action directe et immédiate de l’administration américaine visant d’une part à empêcher une confrontation militaire avec l’Iran, et d’autre part, à ne pas « monétariser » la dette extérieure des Etats-Unis, pourrait changer le cours des évènements. Pour LEAP/E2020 il est évident que non seulement une telle action ne sera pas entamée par les dirigeants actuels à Washington, mais qu’au contraire ils ont déjà choisi de « forcer le destin » en se défaussant de leurs problèmes économiques et financiers sur le reste du monde. Les gouvernements européens notamment doivent en tirer très rapidement les conséquences.

Pour information, la méthode d’anticipation politique de LEAP/E2020 a notamment permis à plusieurs de ses experts d’anticiper (et de publier) : dès 1988, la prochaine fin du Rideau de Fer ; dès 1997, l’effondrement progressif de la capacité d’action et la légitimité démocratique du système communautaire ; dès 2002, de prévoir l’enlisement US en Irak et surtout l’effondrement durable de la crédibilité internationale américaine ; dès 2003, d’anticiper l’échec des referenda sur la Constitution européenne. Sa méthodologie d’anticipation des « ruptures systémiques » étant désormais bien établie, il apparaît de notre devoir de chercheurs et de citoyens d’en faire part aux citoyens et aux décideurs européens en particulier ; surtout que pour beaucoup d’acteurs individuels ou collectifs, privés ou publics, il est encore temps d’agir afin de réduire de manière significative l’impact de cette crise sur leurs positions qu’elles soient économiques, politiques ou financières.
L’analyse complète développée par LEAP/E2020 ainsi que ses recommandations stratégiques et opérationnelles à destination des acteurs privés et publics, seront présentées dans les prochains numéros du GlobalEurope Anticipation Bulletin, et plus particulièrement dans son N°2 (parution 16 Février 2006).

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[1] Ces décisions ont été prises il y a déjà plusieurs mois :
. les informations sur la création par le gouvernement iranien d’une bourse pétrolière en euro (http://www.mehrnews.com/en/NewsDetail.aspx?NewsID=260851 )ont commencé à être citées par la presse spécialisée dès l’été 2004.
. la Réserve fédérale a annoncé le 10 Novembre 2005 qu’elle cesserait de publier les informations concernant M3 à partir du 23 Mars 2006 : http://www.federalreserve.gov/releases/h6/discm3.htm

[2] Il est intéressant de noter en consultant le tableau 13B des statistiques financières de Décembre 2005 de la Banque des Règlements Internationaux intitulé International Bonds and Notes (in billions of US dollars), by currency ), qu’à la fin de 2004 (hors Chine), 37.0% des actifs financiers internationaux étaient labellés en Dollars US contre 46,8% en Euros ; alors qu’en 2000, la proportion était inverse avec 49,6% labellés en Dollars US et seulement 30,1% en Euros. Cela indique que les décisions de fin mars 2006 ne vont faire qu’accélérer une tendance de fuite hors du Dollar qui est déjà en cours.

[3] Les agrégats monétaires (M1, M2, M3, M4) sont des indicateurs statistiques économiques. M0 est la valeur d’une monnaie, en l’occurrence le Dollar, qui existe sous forme de billets et de pièces. M1 représente M0 plus les comptes bancaires dans cette monnaie. M2 est constitué de M1 plus les dépôts d’épargne et les certificats de dépôts (CD) inférieur à 100.000$. M3 comprend M2 plus les dépôts à terme au sens large (réserves d’Eurodollars, instruments financiers plus importants ainsi que la plupart des réserves des pays non-Européens) de 100 000 dollars ou plus. L’élément décisif, c’est donc qu’avec la fin de la publication de M3 par la Réserve fédérale américaine, le monde entier perdra toute visibilité sur la valeur des réserves en Dollars par les autres pays et les institutions financières majeures.

[4] Voir son discours éloquent sur ce sujet devant le Club des Economistes à Washington DC en Novembre 2002
(http://www.federalreserve.gov/boarddocs/speeches/2002/20021121/default.htm )

[5] L’évolution prévisible des taux d’intérêts aux Etats-Unis et dans la zone Euro indique d’ailleurs que la hausse des taux d’intérêts américains est en phase finale alors qu’elle commence dans la zone Euro. Cela réduira d’autant l’attractivité du Dollar par rapport à l’Euro. Il faut noter que l’évolution à la hausse du Dollar en 2005 a été essentiellement nourrie par ce différentiel de taux d’intérêts favorable au Dollar, et par la loi de rapatriement des avoirs américains à l’étranger (valable uniquement pour une année) qui a fait revenir plus de 200 milliards $ aux Etats-Unis au cours de l’année 2005.
(source : CNNmoney.com http://money.cnn.com/2005/10/05/news/economy/jobs_overseas_profits )

[6] Et en ce qui concerne l’Europe, LEAP/E2020 souligne que les gouvernements européens ne sont plus en phase avec leurs opinions publiques sur les grands sujets, en particulier concernant l’intérêt collectif européen. Le GlobalEuromètre de Janvier 2006 souligne d’ailleurs très bien cette situation avec un indice TIDE-Légitimité à 8% (qui indique que pour 92% des sondés les dirigeants de l’UE ne représentent pas leurs intérêts collectifs) et un indice TIDE-Action à 24% (qui indique que moins d’un sondé sur 4 pense que les dirigeants européens sont capables de traduire leurs décisions en actions concrètes). Selon LEAP/E2020, les déclarations publiques de soutien à Washington venues de Paris, Berlin ou Londres ne doivent pas cacher le fait que les Européens se désolidariseront très vite des Etats-Unis en cas d’attaque militaire (le GlobalEurometre est un indicateur d’opinion européenne publiant chaque mois dans le GlobalEurope Anticipation Bulletin 3 chiffres dont 2 sont publics).

[7](source : Bond Market Association,
http://www.dailykos.com/story/2006/1/28/122315/558 )

[8] Le Royaume-Uni est en effet détenteur de près de 3.000 milliards de créances en $, soit près du triple de pays comme la France ou le Japon. (source Banque des Règlements Internationaux, Table 9A, Consolidated Claims of Reporting Banks on Individual Countries )

[9] Cf. GlobalEurope Anticipation Bulletin N°1 (January 2006)

07 mars 2006

 
Georges W. Bush, cliquer pour agrandirPour la démocratie et contre le terrorisme

De l'extrème banalisation du mensonge et de l'horreur, tel qu'illustrée par les tortures généralisées et institutionalisées à Abou Ghraïb et ailleurs.

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Première phase, le déni: Ca n'est pas vrai.

Deuxième phase, la minimisation: C'est le fait de quelques mauvais éléments isolés. Qui seront sévèrement punis.

Troisième phase, la justification: Oui mais bon. C'était pour sauver le monde libre et la démocratie.

Il y a des photos qui parlent mieux de de long discours:
° Les gants. Ca ne s'invente pas.
° La très visible indiférence, la nonchalence. L'ennui de la répétition et de la routine. On ne fait que notre boulo. We just do the job.

Ensuite cantine, soirée du personnel et dodo. Demain est un autre jour.

We just do the job.

Abou Ghraïb, cliquer pour agrandir

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04 mars 2006

 
L’origine du monde, par Gustave Courbet, cliquer pour agrandirÀ quoi rime le raélisme

Les enjeux du raélisme au-delà de la simple question extra-terrestre.

Non, les raéliens ne ressemblent pas à un club de soucoupistes.

La thèse centrale du raélisme, à savoir la création scientifique de la vie par conception intelligente (intelligent design) et réalisation biomoléculaire (ingénierie génétique), s’impose peu à peu comme l'évènement majeur de la réflexion scientifique contemporaine.

Sur la base de cette conception révolutionnaire de l’origine de la vie, les raéliens extrapolent tout naturellement une manière originale de concevoir l’Humain, sa nature, sa place dans l’univers, ainsi que son avenir. De mettre l’Humain, hommes et femmes, au centre de notre attention et de nos préoccupations.

Démystifier les religions, spiritualiser la science. - Raël
Afin de rendre sensible ce lien, mystérieux mais fort, entre l’origine de la vie et ses extrapolations philosophiques, osons un parallèle :

° Il y a une différence considérable entre les diverses théories sensées expliquer les choses de la vie (comment viennent les bébés: cigognes, roses et choux…) et la réalité de la reproduction sexuée. C’est cette vérité toute nue qu’évoque si bien le célèbre tableau de Gustave Courbet, L’origine du monde, réalisé en 1866, au titre évocateur et si riche de sens caché.

° Dans la pensée raélienne, on a sensiblement la même différence entre les diverses théories sensées expliquer l’origine de la vie (les mystiques créationnistes déistes, la génération spontanée naturaliste et cryptodarwiniste…) et la réalité de la création de la vie par conception intelligente et ingénierie génétique.

Rappelons que l’origine de la vie par conception intelligente et réalisation biomoléculaire est la seule conjecture réellement scientifique car elle seule rencontre un important critère de scientificité : la reproductibilité. Aucune mystique créationniste déiste n’est reproductible, pas plus qu’une génération spontanée sensée avoir été un évènement historique unique dans l’optique évolutionniste.

Quel chamboulement des idées reçues, des préjugés les mieux ancrées dans le passé ! C’est toute la richesse de ce que nous appelons Les Messages, reçus par Raël en 1973 et en 1975.

Raël ne se contente pas d’être devenu un acteur incontournable de tout débat de société, il prend position sur des sujets extrêmement préoccupants qui touche à notre survie en tant qu’espèce, et œuvre à faire reconnaître comme légitime la nécessité d’un changement radical des mentalités et des comportements dans tous les domaines.

Il y a relativement peu de chance que l’Humanité, ayant découvert la puissance déchaînée de l’atome alors que la phase de résolution de la violence n’est que bien timidement engagée, se survive à elle-même.

Mais pour les raéliens, donner à cette chance, aussi infime soit-elle, l’opportunité de triompher, ça vaut largement la peine ! Voilà à quoi rime le raélisme.

A.B.

03 mars 2006

 
A gauche, du riz sauvage, à droite, le riz génétiquement modifié SGR1 pour produire de la vitamine AMerveilleux OGM qui pourtant font si peur

Du riz au bétacarotène

Chaque année, les carences en vitamine A provoquent 500 000 cas de cécité dans les pays en développement. L'Unicef estime qu'un apport suffisant en bétacarotène permettrait d'éviter le décès d'un à deux millions d'enfants par an à travers le monde.

En janvier 2000, deux chercheurs (Ingo Potrykus, de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, et Peter Beyer, de l'université de Fribourg) décrivent une nouvelle variété de riz génétiquement modifié pour augmenter sa teneur en précurseur de la vitamine A. Dans le riz "normal", il n'y a pratiquement pas de bétacarotène dans la partie comestible (le grain). En revanche, on trouve de la Geranyl Geranyl biPhosphate (GGPP), un précurseur de cette vitamine, dans l'enveloppe du grain.

En introduisant quatre gènes, dont un de jonquille et un d'une bactérie, les auteurs réussissent à obtenir des variétés transgéniques contenant des taux significatifs de bétacarotène dans le grain. Ce riz apporte 37 µg (microgrammes) de bétocarotène par gramme. Une dose largement suffisante, par rapport aux 600 µg quotidiens recommandés par la FAO.

Même si ce riz ne règlera pas à lui seul le problème de la malnutrition, la méthode a été reprise par Monsanto et Syngenta, qui promettent de ne pas faire payer les populations. Des chercheurs indiens pensent eux produire de la moutarde "dorée" (l'huile de moutarde est largement utilisée dans l'alimentation indienne).

Le Prophète Raël, fondateur et leader spirituel du Mouvement Raélien, est une des rares personnalités à s'être toujours prononcé clairement en faveur des OGM en particulier et du progrès scientifique en général, bien qu'il soit prétexte à des réactions de peur irrationnelles.

Source: linternaute.com

 
Sylwia Preiss, cliquer pour agrandirNouvel ordre moral en Europe

Expulsée de l’école pour avoir posé pour Playboy.

Une Polonaise de 19 ans, élève de terminale d’un lycée à Gdynia (Nord), a été forcée de quitter son école pour avoir posé pour le mensuel de charme Playboy, a-t-on appris hier auprès du magazine.

Sylwia Preiss apparaît en couverture de notre numéro sorti vendredi dernier. Très vite j’ai eu son texto m’annonçant qu’elle était virée du lycée, par son directeur, à trois mois seulement des épreuves du baccalauréat, a indiqué à l’AFP le rédacteur en chef de l’édition polonaise de Playboy, Marcin Meller.

Le directeur m’a dit que ce que j’ai fait était immoral et pas éthique, a indiqué Sylwia Preiss au quotidien Gazeta Wyborcza.

Je suis surpris. Sylwia est une fille majeure. J’ignore si le directeur du lycée est borné ou s’il a voulu être plus catholique que le pape, a dit M. Meller en faisant référence aux règles d’éthique mises en valeur par la coalition conservatrice catholique au pouvoir en Pologne. Si Sylwia décide de s’inscrire dans un établissement privé nous couvrirons tous ses frais de scolarité, a-t-il assuré.

Sylwia Preiss dans Playboy, cliquer pour agrandir

Sources: lorient-lejour.com actu.dna.fr

01 mars 2006

 
Didier Bourdon, cliquer pour agrandirOn peuplu rien dire

Le fameux clip de Didier Bourdon

La France est une démocratie formelle et viellissante, où la liberté montre d'inquiétants signes d'usure...

la preuve en chanson: On peuplu rien dire (windows media player)

Un super bonus du site Jahwel, le journal du futur, à visiter absolument !

[Cliquer sur la photo pour l'agrandir]

 
String et burka, cliquer pour agrandirLe choc des civilisations

La thèse du choc des civilisations est bien trop dérangeante et politiquement incorrecte pour être sinon admise du moins seulement envisagée par les bien-pensants, ventre mou de l'establishment

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Pourtant, comme le rappelait récemment et à titre d'exemple le fondateur et leader spirituel du Mouvement Raélien
Le monde musulman vit encore dans une culture moyenâgeuse où, aucun manque de respect, fusse-t-il humoristique, n’est toléré contre la religion - Raël

Et s'il nous fallait, afin de mieux appréhender la réalité, décaler notre cadre de lecture ?

Le choc des civilisations, est-ce vraiment Islam contre la Chrétienté ou n'est-ce pas plutôt la mise en perspective d'une culture moderne, dite occidentale, et l'obscurantisme le plus intransigeant, le cléricalisme conquérant le plus dur, qui a ses points d'ancrage, entre autre, dans ce qu'il est convenu d'appeler le monde arabo-musulmant ?

Une opposition irréconciliable entre aujourd'hui et hier, finalement...

Dans ce contexte, les valeurs prônées ici et là et qu'on se jette à la figure comme des armes, ne sont finalement que des prétextes, tant les récupérations politiques ou idéologiques sont nombreuses, et tant la confusion mentale est généralisée et entretenue par les médias, finissant de brouiller le message.

La vérité c'est que nous vivons sur une planète extrêmement primitive, les habitants de notre planète sont des primitifs, nous sommes des primitifs. Certes, les Talibans et les Vaticans plus encore que d'autre, c'est sûr, mais même les sociétés les plus évoluées, les plus libérées, sont encore incroyablement primitives.

C'est justement pour cette raison qu'il est d'autant plus important de défendre chaque parcelle de liberté chèrement acquise, la liberté de penser et de s'exprimer, d'épanouir sa sexualité en dehors de toute institution ou norme intrusive, de conduire une voiture lorsqu'on est une femme, ou encore la liberté de ne pas s'agenouiller cinq fois par jours vers la Mecque sans recevoir des coups de fouets.

Le rire, un acte militant ?

String et burka, cliquer pour agrandir
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