24 avril 2006
Iran, le Bal des HypocritesQuelques rappels essentiels sur le traité de non-prolifération des armes nucléaires.
Dans le but explicite d’améliorer la sécurité des nations, le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) du 1er juillet 1968 (voir le texte complet) impose aux états signataires des droits et des devoirs.
Le devoir des états signataires qui sont dépourvus de l’arme atomique est de ne pas chercher à les acquérir; en contrepartie, le devoir des états signataires possédant des armes atomiques est de faire des efforts soutenus de désarmement simultané sous contrôle international.
Le TNP est très clair à ce sujet : [...] Chacune des Parties au Traité s’engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace. [...]
Force est de constater que les puissances atomiques sont très loin d’avoir satisfait à ces exigences, c’est le moins que l’on puisse dire, les Etats-Unis d’Amérique en tête ! Dès lors, quelle est leur légitimité à proférer des incantations magiques en appelant à la non prolifération ?
Les états signataires ont aussi des droits: sous l’égide de Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), leur droit à une utilisation pacifique de l’atome est expressément réservé.
Ainsi : [...] les avantages des applications pacifiques de la technologie nucléaire […] devraient être accessibles, à des fins pacifiques, à toutes les Parties au Traité [...]
Et encore : [...] toutes les Parties au Traité ont le droit de participer à un échange aussi large que possible de renseignements scientifiques en vue du développement plus poussé des utilisations de l’énergie atomique à des fins pacifiques [...]
Et encore : [...] Aucune disposition du présent Traité ne sera interprétée comme portant atteinte au droit inaliénable de toutes les Parties au Traité de développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques [...]
Et encore : [...] toutes les Parties au Traité s’engagent à faciliter un échange aussi large que possible d’équipement, de matières et de renseignements scientifiques et technologiques en vue des utilisations de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, et ont le droit d’y participer [...]
Là aussi, force est de constater que les puissances atomiques, au premier chef desquelles les Etats-Unis d’Amérique, se défaussent de leur engagement à respecter les droits légitimes de l’Iran, pays souverain.
Les Etats-Unis d’Amérique en particulier se distinguent en recourant systématiquement à des tentatives d’intimidation à l’endroit de l’Iran, violant ainsi une fois de plus leurs engagements internationaux, ainsi que la morale la plus élémentaire. Le traité de non-prolifération lui-même en porte le témoignage : [...] les États doivent s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies [...]
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a menacé de retirer son pays du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) si certains Etats veulent le priver de ses droits. Il a réaffirmé que son pays poursuivrait la production à grande échelle d'uranium enrichi destiné à des réacteurs civils et à la production d'électricité : L’enrichissement signifie production de combustible nucléaire. Nous sommes parvenus au-delà de la phase de recherche dans ce domaine, la prochaine étape sera la production à grande échelle.
L’Iran a-t-elle le droit de se retirer du TNP ?
Bien sûr que oui : [...] Chaque Partie, dans l’exercice de sa souveraineté nationale, aura le droit de se retirer du Traité [...] Elle devra notifier ce retrait à toutes les autres Parties au Traité ainsi qu’au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies avec un préavis de trois mois [...]
Rappelons que le seul pays a avoir jamais utilisé l'arme atomique contre des populations civiles, le 6 août 1945 à Hiroshima et le 8 août 1945 à Nagasaki, sont précisément les Etats-Unis d’Amérique. On ne peut pas en dire autant de l’Iran… qui est le plus dangereux des deux ?
Enfin il nous faut considérer le cas d’Israël, imposant à la Palestine une idéologie raciste et un régime d’apartheid d’une rare brutalité. Israël n’est pas signataire du Traité et possède de 200 à 400 vecteurs nucléaires opérationnels, constituant une menace concrète pour les états de la région y compris pour l’Iran.
Peut-il y avoir deux poids et deux mesures ?
C’est précisément la question que posait le Prophète Raël le 26 janvier en exprimant son soutient à l’Iran, et mentionnant qu’il n’est pas normal que soit permis à Israël et aux USA d’avoir des bombes, mais pas l’Iran ou la Corée : Nous, Raëliens, sommes pour la destruction de toutes les bombes atomiques. Mais ceux qui les détiennent doivent les détruire en premier pour donner le bon exemple, avant de demander aux autres de ne pas les concevoir, ni en posséder aucune !
A. B.

23 avril 2006
Appel à reconstitution du PentagateSelon toute vraisemblance, les allégations de l'administration Georges W. Bush, criminel de guerre responsable de l'agression illégale contre l'Irak, selon lesquelles un avion se serait encastré puis volatilisé au rez-de-chaussée du Pentagone le 11 septembre 2001, constituent un mensonge délibéré.
La thèse officielle est si invraisemblable, les mensonges proférés tellement énormes et si intimement liés au mythe fondateur de la Guerre au terrorisme, le 11 septembre 2001, servant de justification et de prétexte permanent à toute guerre préventive décidée unilatéralement par les Etats-Unis, qu'une démonstration formelle de la réalité d'une haute trahison au sommet de l'appareil d'état aurait une influence immédiate, positive, profonde et durable sur le cours de l'histoire et conséquemment sur l'avenir de notre Humanité.
Il suffirait d'un 757-200 en bout de potentiel, prêt à partir à la casse, bourré de kérosène et doté d'un système de télécommande...
C'est ce que suggère le scientifique français Jean-Pierre Petit dans son dossier consacré au Pentagate. Courageux et surtout pertinent.
15 avril 2006
Ceci n'est pas une pipeElargir notre perception et la resituer dans un contexte plus vaste…
Magritte a cassé sa pipe, mais un tableau n’est toujours pas une pipe, c’est une toile couverte de peinture sèche, représentant possiblement un objet que nous pouvons identifier comme une pipe, d’où la pertinence de la remarque de l’artiste.
Est-ce un tableau ? Non, c’est une image JPEG, de 400 pixels de large et 295 de haut, pesant environ 8 kilooctets, ou plus précisément 8192 octets, affichée sur un écran d’ordinateur [cliquer pour agrandir].
Que vois-je ? Je vois tout ce qu’embrasse mon champ de vision, y compris ce que j’identifie comme un écran avec, entre autre, ce que j’identifie comme l’image d’un tableau représentant ce que j’identifie comme une pipe assortie de la mention Ceci n’est pas une pipe, ce qui attire mon attention sur le fait qu’il puisse bien s’agir, tout compte fait, d’une pipe, et ainsi m’induire partiellement en erreur.
Que suis-je ? Je suis un spécimen d'animal appartenant à la catégorie des mammifères, espèce très particulière apparentés aux grands singes mais pourvue par nos créateurs les Elohim d’une singulière caractéristique: la conscience.
Conscience de ma propre existence et de l’inéluctabilité de ma propre fin, moi qui suis vivant alors que René Magritte, lui…
03 avril 2006
Terry Jones, un Monty Python’s contre l'Axe de la Busherie"Ma guerre contre la guerre au terrorisme", de Terry Jones, vient de sortir chez Flammarion. Morceau choisi...
Des questions torturantes - 16 juin 2004
Depuis quelque temps déjà, j’essaie de découvrir où mon fils se rend après la chorale. Mais il refuse tout net de me le dire. Il prétend que ce n’est pas mes oignons, là où il va après la chorale, et qu’après tout on est dans un pays libre.
Bon, on est peut-être dans un pays libre, mais si les gens se mettent à aller où ça leur chante après la chorale, nous restera-t-il seulement un pays où être libre ? Après tout, il fréquente peut-être des réunions anarchistes ou des groupes d’études islamiques. Comment savoir ? Le problème, c’est que, si les gens ne disent pas où ils vont après la chorale, le pays est en danger. C’est pourquoi j’ai été amené à exercer une certaine pression sur mon fils, afin qu’il réponde à mes questions.
Pour commencer, je lui ai simplement mis un sac sur la tête, et je l’ai enchaîné à un radiateur. Mais croyez-vous que ça l’ait persuadé ? Et le pape, il mange casher ?
Ma femme a eu le culot de suggérer que j’y allais peut-être un peu fort.
Alors, je lui ai mis aussi un sac sur la tête, et je l’ai enchaînée au radiateur.
Mais je ne suis toujours pas parvenu à convaincre mon fils de passer aux aveux.
J’ai essayé de l’affamer, de ne lui servir que des repas froids, de lui raser les poils du visage, de le maintenir dans des positions stressantes, de laisser la lumière allumée en permanence, de mettre de la musique à fond devant la porte de sa cellule ¬ tous les trucs habituels que ferait n’importe quel parent inquiet pour tenter de savoir où va son enfant après la chorale. Mais sans le moindre résultat. J’hésitais à recourir à des méthodes d’interrogation plus radicales ¬parce que, après tout, il s’agit de mon fils. C’est alors que Donald Rumsfeld est venu à mon secours. J’ai lu dans le New York Times, la semaine dernière, qu’un mémo destiné au secrétaire à la Défense, le 6 mars 2003, définit avec la plus stricte précision ce qui est, et ce qui n’est pas de la torture. Car, ne nous voilons pas la face, aucun de nous n’irait jusqu’à torturer ses enfants pour de bon, de peur que ça n’arrive aux oreilles de la police.
Ce mémo explique que ce qui pourrait ressembler à de la torture n’a, en réalité, rien à voir avec elle. Il stipule que si quelqu’un « sait qu’une vive douleur résultera de ses actions, et s’il n’a pas pour but de causer un tel préjudice, alors il manque au prévenu l’intention explicite requise, bien qu’il n’ait pas agi de bonne foi ».
En français compréhensible, cela signifie que si un parent, dans son angoisse de savoir où va son fils après la chorale, en vient à causer une vive douleur à sa progéniture, ce n’est de la « torture » que dans le cas où son but est précisément de causer cette vive douleur. Si son objectif est autre ¬ comme de découvrir où va son fils après la chorale ¬, alors ce n’est pas de la torture.
Le mémo de M. Rumsfeld poursuit : « un prévenu (il entend par là : un parent qui se fait du souci) n’est coupable de torture que s’il agit dans l’intention délibérée d’infliger une vive douleur ou de la souffrance à une personne placée sous son contrôle ».
On ne pourrait être plus clair : celui dont le but est d’obtenir des informations ne peut être accusé de torture. En fait, le mémo va encore plus loin. Il dit que, si un parent « est convaincu de bonne foi [que] ses actions n’occasionneront pas de dommage mental persistant, celles-ci ne peuvent, en l’absence d’une telle disposition d’esprit, constituer de la torture ». Ainsi, pour éviter d’être accusé de maltraiter un enfant, il suffit de dire qu’on ne pensait pas que cela lui causerait le moindre mal durable. Plus facile, tu meurs !
Alors j’ai enfermé dans le garage la plupart des copains de mon fils. Je leur envoie des décharges électriques dans les parties génitales, et je les humilie sexuellement, afin de les amener à me dire où va mon fils après la chorale. Pour David S. Addington, conseiller de Dick Cheney, c’est exactement ce qu’il faut faire. William J. Haines, le conseiller général du département américain de la Défense est du même avis : c’est parfait. Tout comme la conseillère générale de l’US Air Force, Mary Walker.
En fait, pratiquement toute l’administration américaine semble trouver que c’est impeccable, à l’exception du juriste du département d’État, William H. Taft IV, qui se fait l’avocat du diable en soutenant que cela pourrait donner l’idée à des gens de venir m’envoyer des décharges électriques dans les parties génitales et m’humilier sexuellement.
Donc, voici ce que je vais faire : rassembler tous les enfants du quartier, les enchaîner et leur lâcher des chiens dessus. Il n’est pas impossible que j’en tue accidentellement un ou deux ¬ mais je ne l’aurai pas voulu. Il se peut que je prenne quelques photos de ma femme posant sur les corps morts, et qu’ensuite je montre les photos aux autres gosses. Au bout du compte, je finirai peut-être par découvrir où va mon fils après la chorale. Et je ne ferai rien d’autre, après tout, que ce qu’a laissé faire avec complaisance l’actuelle administration américaine depuis le 11 Septembre.
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